Cette année, Il fallait que je sois prête pour 4 courses qualificatives pour la transatlantique.

 

La première, la BSM, se courait en double. J’y ai participé avec mon entraîneur. Malheureusement, dans la nuit nous heurtons un bateau concurrent! Nous sommes contraint à l’abandons à cause d’une voie d’eau. Je me retrouve avec seulement 10 jours de chantier pour réparer et être prêt pour la course suivante. Challenge supplémentaire, pression supplémentaire et au bout du compte, le défi à été relevé ! Avec les assurances, les experts maritimes, la main d’œuvre à trouver, je n’ai rien lâché et je suis parvenue à temps pour la seconde course, la Pornichet Sélect. Cette fois, 3 jours de mer en solitaire. Je n’avais encore jamais fais cet exercice. Je pars mais j’ai peur ! Finalement je termine 4ème sur les 17 prototypes de la course! Je ne croyais pas à un aussi bon résultat. Je me suis découvert des capacités qui m’ont surprises moi-même. Aller dans l’inconnu m’a ouvert cette porte. Comme tout ce projet depuis le début, finalement !

 

Enfin, cet été, j’ai participé à la dernière course de mon programme 2018 : aller jusqu’au Acores, un archipel au milieu de l’Atlantique, en solitaire, et revenir. Voilà pourquoi il valait mieux s’être bien préparé durant l’hiver. Et cette aventure je vous propose de la découvrir en image:

Je suis restée 5 jours avec deux doigts cassés, tout en naviguant pour ramener mon bateau et finir la course. Encore une force inconnue que je ne soupçonnais pas puisque je ne me suis jamais rien cassée.

 

Une nouvelle fois je n’ai rien lâché, il me paraissait inconcevable d’abandonner le bateau. Ce qu’il y a de bien en solitaire, c’est que sans s’en rendre compte on ne se voit plus, il n’y a pas de miroir à bord, on ne se confronte plus au jugement des autres, aux regards des autres. En fait on devient soit même. Et je pense que c’est à partir de cet instant qu’on devient vivant!

 

En étant allée au bout de moi, au bout de mes peurs, au bout du bonheur, au bout de l’inconnu, de mon engagement j’ai trouvé qui suis-je et de quoi je suis capable.

 

Bien sûr l’aventure continue l’année prochaine avec la Transatlantique puisque désormais je suis qualifiée et 5 ème du championnat de France 2018! Pour le moment c’est parti pour un chantier d’hiver pour Cassiopée en même tant que la réparation de ma main.