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La Mini Transatlantique

      Un marin, un bateau de 6.5 m, l’océan à parcourir en course, aucune communication avec la terre, ce sont les valeurs défendues par la Classe Mini depuis l’origine, ainsi que par les coureurs, l’essence même de ce fameux « Esprit Mini ». Si la Mini-Transat est une course en solitaire en mer, elle est avant tout solidaire à terre entre les marins : entraide, partage, coups de mains dans les moments difficiles, entrainements, préparations. Les Ministes évoluent au sein d’une véritable communauté.

La Mini-Transat a été créée pour réagir au gigantisme des courses transatlantiques qui sont organisées depuis les années 70. Fondée en 1977 par l’Anglais Bob Salmon, la Mini arrive sur le territoire Français en 1985 et s’élance

tour à tour de Brest, Concarneau à destination des Antilles. Puis de 2001 à 2011 de La Rochelle vers Salvador de Bahia au Brésil, les escales se succèdent dans l’archipel espagnol des Canaries ou sur l’ile portugaise de Madère.

La spécificité de la Mini-Transat est l’absence de communication totale entre les concurrents et la terre. C’est cet isolement pendant la course qui fait la magie et le mystère de la Mini-Transat.

Environ 80 des plus petits bateaux de course au large seront présents sur la ligne de départ en octobre 2019 dans la baie de La Rochelle. Haut lieu historique de la voile, La Rochelle a toujours su accueillir de grandes épreuves internationales de course au large. Les skippers, hommes ou femmes représentant une quinzaine de nationalités différentes, d’origines sociales et professionnelles très variées, de l’étudiant au chef d’entreprise, en passant par le professionnel du milieu maritime s’élanceront sur leur Mini qu’ils auront préparé pendant de nombreux mois, à terre techniquement et sur l’eau pendant leurs différents parcours de qualification.

Véritable épreuve sportive courue sur les plus petits bateaux de course au large existant, la mini n’en demeure pas moins une véritable aventure pour chacun des skippers.

De tous âges, de toutes classes sociales et d’expériences nautiques diverses, les marins viennent à la Mini pour réaliser le rêve d’une vie, s’élancer dans une carrière professionnelle de coureur, mais tous s’accordent à dire : « Passe ta Mini d’abord ». Les skippers doivent avant tout être de bons navigants, mais pas que : ils doivent aussi savoir préparer techniquement leur Mini (peinture, gréement, matériaux composites, électronique), se connaitre personnellement au mieux (alimentation, efforts physiques, cycles de sommeil).

Tous auront mérité les applaudissements fournis du public présent en masse au passage de l’écluse, et quels que soit leur objectif personnel, leur aventure sur cette Mini-Transat 2019 sera belle entre les villes de La Rochelle, de Las Palmas à Gran Canaria et du Marin en Martinique.

 

C’est aussi une tranche de vie qui met en scène des « héros ordinaires », dans la réalisation d’un rêve de mer, de liberté. Une expérience forte, riche en émotions contrastées qui s’enchaînent tout au long du projet, de la préparation de la course à l’arrivée.

Êtes-vous prêt à vivre cette aventure ?